INTELLIGENCE DES RISQUES - 2
Par teg niockfeline, 25 Jun 2011 15h 46min | Entrepreneuriat, Entrepreneuriat Jeune | 1 Commentaire(s)

Dans le but de promouvoir la culture entrepreneuriale, nous avons ici développé un manuel qui est le reflet de notre comportement et qui anime en nous l’envie d’apporter notre propre pierre à la construction du pays. Ce manuel permettra aux entrepreneurs de se recycler et aux autres de s’initier à cette culture; et par conséquent répondra efficacement à la concurrence du monde. L’intelligence des risques a été délaissée ici en faveur des principes de l’entrepreneuriat car entreprendre veut dire courir un risque, (à ne pas confondre avec menace) ; le risque est à concevoir comme une information que l’on a ou que l’on n’a pas. L’intelligence des risques permet à un entrepreneur de réduire les risques car elle fait parler des risques différents et de nos jours, c’est un métier : le risk manager. Au vue de la vision globale du risque, il est composé de quatre éléments interdépendants : la sécurité face aux défaillances techniques et aux accidents, la sureté relevant de la malveillance, l’environnement englobant les séismes, inondations et pollution, le management lié aux attitudes et comportements dysfonctionnels. Donc cette ébauche va parler de ce nectar succulent qui n’est connu que des grands maîtres de la saveur : entrepreneuriat.


I- Qu’est ce que l’entrepreneuriat ?

Entrepreneuriat : Processus basé sur : l’identification des opportunités

  • La prise de risque calculé
  • La gérance d’affaire
  • La résolution des problèmes
  • La réalisation des profits

En vue d’un épanouissement à long terme d’un individu engagé dans une série d’activités bien structurées, compte tenu de ses atouts (dons, compétences, trésors, ambitions).

II- Grands axes de l’entrepreneuriat

A- Ressources et clés de l’entrepreneuriat


Exemple : Parabole des talents Matthieu 25 :14-30 « Tous le monde a des talents, mais très peu ont la capacité à détecter leurs talents ».
Un bon entrepreneur ne peut entreprendre sous la direction de quelqu’un. Il ne peut entreprendre sans détermination, sans engagement.
On est entrepreneur par rapport à qui on est. Cela se négocie sur la base de qui on est, sur ses forces personnelles.
Les forces personnelles d’un bon entrepreneur l’éloignent de plus en plus des pièges qu’il peut rencontrer.
On ne peut entreprendre si on n’a pu détecter ses talents. C’est pourquoi un bon entrepreneur doit détecter ses talents et les fructifier.

OPPORTUNITE : Une opportunité est une occasion de promotion ; elle ne dure pas. Elle est vite périssable.
C’est pourquoi afin de saisir toute opportunité qui pourrait s’ouvrir à lui, un bon entrepreneur s’arrange à être prêt à tout moment. Et cela l’amène à viser très loin parce qu’il veut être quelque chose d’impossible, il veut atteindre quelque chose d’impossible.
L’entrepreneur réagit par rapport à ce qu’il aime, c’est cela sa base. Il a des « asset » et les connaît bien (biens, atouts, talents, compétences, ambitions). L’entrepreneuriat demande à se former très régulièrement. C’est pourquoi l’entrepreneur cherche à savoir ce qu’il peut représenter au vu de ses valeurs. C’est donc quelqu’un de très raisonnable. Dans le package des asset d’un bon entrepreneur, on trouve un carnet d’adresses bien fourni. Il sait que pour arriver aux très grands objectifs, il faut passer par de très petits et suivre ainsi un processus qui pourrait s’avérer très long.

Exemple : Une jeune bachelière qui n’est pas intéressée par la restauration et qui voudrait créer une Université. Dans le processus d’entreprendre, on se rend compte qu’elle aime lire et écrire, donc elle peut bien commencer par être Professeur et dans vingt ou quarante ans peut- être, elle aura déjà des atouts nécessaires.

B- Obstacles et avantages sur le chemin de l’entrepreneur

B-1-) Obstacles

a-) La peur : tout est entrepreneuriat ; la peur d’échouer barre la voie à l’entrepreneur. Si on parle de risque, on a résolu un grand pourcentage de la peur.

b-) Le doute : après étude de marché et descente sur le terrain, (bref après avoir appliqué les règles de base du Marketing), on ne sera pas animé par cet obstacle.
Quand on doute, on prend plus de temps à se lamenter sur son avenir qu’à constater qu’on est en train de vivre.

c-) L’Ingratitude : C’est le fait de ne pas reconnaître ce que nous avons. C’est aussi le fait de penser que nous ne sommes pas entrepreneurs, que nous ne pouvons pas l’être et cela nous amène à ne pas entreprendre. Les ingrats s’occupent toujours des autres et de leur vie. Tout cela fait qu’ils soient dans l’incapacité de coopérer avec les autres (or un entrepreneur se doit de coopérer).

d-) La cupidité et l’égoïsme : un homme, un entrepreneur cupide a le souci d’avoir une affaire qu’il gère et non de savoir gérer une affaire qu’il a. Il aime l’argent et refuse de partager. En partageant, vous maîtrisez mieux les connaissances et les expériences que vous avez et vous pouvez devenir par-dessus tout soit un expert, soit un consultant ; pas parce que vous avez des diplômes mais parce que vous avez beaucoup entrepris dans un domaine.
Exemple pratique camerounais : Mme Fogning Francoise : Consultante et Présidente des Femmes d’affaire du monde.

e-) La paresse : évaluez le volume de sommeil des gens qui vous entourent, vous verrez qu’ils vivent dans le sommeil et plus grave pour certains, ils vivent dans le coma du sommeil. En Afrique et plus précisément au Cameroun, on utilise l’expression « Je tue le temps ». Cette expression prouve qu’au Cameroun, les gens sont paresseux.

La force d’un entrepreneur se trouve dans l’activité et non dans le passé.

f-) La marche par la vue : Le grégarisme, l’esprit moutonnier. Cela se remarque lorsque vous n’arrivez pas à vous définir un itinéraire personnel. Sans rêve éveillé, il n’y a pas de vision. C’est pourquoi connaître des stratégies de créativité est un atout pour l’entrepreneur.

g-) Excès de confiance en soi : Trop ému de soi- même qu’on n’arrive pas à écouter les autres et cela se transforme en maladie (on s’écoute soi- même jusqu’à l’égarement total).

h-) Manipulation : grand obstacle, vous voulez utiliser les gens selon votre convenance.

i-) L’intendance : cette notion intègre celle de la durée : ce qui ne nous appartient pas de façon absolue, nous sommes appelés à le distribuer. Le principe d’intendance permet de distinguer l’intendant du propriétaire. Un entrepreneur est un animateur de ressources, de richesses. C’est un distributeur ; il sait mobiliser et se charge de distribuer au grand nombre.

NB : L’entrepreneur c’est celui- là qui a une organisation claire, une démarche et une stratégie bien pensées ; qui sait rechercher les finances et qui est patient et motivé.




B-2-) Avantages

Lorsqu’un entrepreneur a un profond respect pour Dieu, l’humilité s’installe en lui et il commence à écouter les gens.
L’aptitude à prendre des risques calculés : (accepter l’éventualité de perte mais continuer à entreprendre avec une probabilité de réussite élevée).

Exemple : Dans l’une des paraboles de Jésus, il est dit qu’aucun d’entre vous avant de construire une tour ne s’assied pour voir s’il a les moyens en sa disposition.
Partager les expériences avec les autres.


Contentement : savoir reconnaître ce que vous avez à votre disposition (esprit de contentement)
L’accomplissement : avoir un objectif et déterminer l’itinéraire à prendre pour atteindre cet objectif.
Marche par la foi : un entrepreneur est un homme de foi, de très grande foi. Un entrepreneur est un visionnaire et sa démarche est une démarche de foi.
Un entrepreneur met à sa disposition des ressources informationnelles, des ressources financières et humaines.


Tout est Commerce; car Commercer c’est échanger.


Des personnes ouvrent des entreprises sans savoir entreprendre. Ce qui fait qu’ils s’investissent dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas du tout.
Un entrepreneur produit une idée développée sous forme de projet ; il passe à l’évaluation et enfin à la recherche de financement.
L’entrepreneur nourrit, oriente et dirige la société. Il est le gérant d’une idée : « concept en Marketing » ; L’idée conduit à l’entreprise et l’argent n’est qu’un élément matériel qui conduit à la concrétisation de l’entreprise.

ENTREPRENDRE C’EST BÄTIR UNE IDEE, LA CONCRETISER.



III- Différentes phases d’un projet


A- Identification et évaluation

Identifier: C’est reconnaitre et présenter le problème qui se pose et qu’on veut résoudre. C’est en même temps déterminer les solutions possibles et définir les objectifs à atteindre à partir des solutions préconisées.

Elaborer: C’est mener des études de faisabilité qui consistent à décrire les contraintes et potentialités du milieu dans lequel va s’insérer le projet, mais surtout analyser les moyens à utiliser pour réaliser la solution retenue.



B- Décision

Quand on a réuni toutes les informations et soupesé ce à quoi on s’engage avec le projet, on décide de le réaliser. S’il ya plusieurs partenaires, on se met d’accord.



C- La réalisation et le suivi d’exécution

Dès que vous avez assuré tous les moyens nécessaires, le projet peut alors commencer. Il faut respecter la programmation qui a été faite, assurer la gestion technique et financière de votre projet.



D- Evaluation finale

A la fin du temps prévu pour le projet, l’évaluation finale permet de vérifier si les objectifs visés ont été atteints ; Si la durée ne doit pas être prolongée ; si le projet doit être purement et simplement arrêté.
Remarque : La présentation du projet doit avoir les réponses à toutes les questions que celui qui décide de vous accorder un crédit, un appui matériel ou financier peut se poser.

Quelques questions que l’on peut se poser

  1. Quel est le constat fait ? (le problème qui se pose)
  2. Quel est le projet retenu ? (la solution envisagée)
  3. Pourquoi cette solution ? ‘(les objectifs)
  4. Pour qui réalise-t-on cette action ? (la population qui doit bénéficier de l’action)
  5. Où doit se localiser le projet ?
  6. Comment est ce milieu ? (description géographique et socio économique)
  7. Quand sera réalisée l’action ? (date de démarrage)
  8. Pendant combien de temps ? (durée)
  9. Quel est l’initiateur du projet ? (Promoteur, population concernée ou un individu)
  10. Qui porte la responsabilité du projet ? (le maître d’œuvre ou l’association porteuse : Organisation paysanne, ONG……
  11. Combien coûtera le projet ? (coût global)
  12. Qui apportera l’argent ? (l’apport du bénéficiaire et celui du bailleur de fonds)
  13. Que fera-t-on pour atteindre les objectifs ? (les différentes tâches et activités)
  14. Qui fera quoi ? (Les RH et répartition du travail)
  15. Comment se dérouleront les activités ? (établissement d’un calendrier d’activités ; chronogramme)
  16. Y’a-t-il autre renseignement ? (Document en annexe, carte géographique, fiches techniques, statut et règlement de l’organisation porteur, photos, dernier rapport d’activités)
1 Commentaire(s)
fosso arnaud noel 10:09:2012 18h 19min 32s
Pertinent cet article!
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